L’un des leaders du monde du casino, le groupe français Partouche est aussi un grand mécène. En effet, chaque année, ce sont plus de 20 millions d’euros qu’il utilise pour aider à financer des évènements artistiques. Différents types de festivals bénéficient de son soutien : de l’art lyrique à Aix-en-Provence ou du Jazz à Juan-les-Pins. Pas moins d’1 million d’euros est accordé à la Biennale d’art contemporain de Lyon. Des évènements de moindre importance peuvent aussi attirer le groupe comme le festival de films documentaires de Val-André ou celui de musique de chambre à La Roche-Posay. « Nos interventions relèvent soit d’obligations du cahier des charges, soit d’initiatives pour des manifestations qui nous semblent sympathiques. Certaines bénéficient de mesures fiscales, d’autres non », indique Ar Sebag, directeur général de Partouche. Mais ces cadeaux ne sont pas très important : « si nous récupérons par ce biais 30 % des sommes investies, c’est un maximum », assure-t-il. Ces projets ne sont pas pilotés d’une manière globale par un directeur artistique du groupe. Ce sont les établissements individuels qui gèrent ces investissements.
Le Produit Brut des Jeux (PBJ) est un indicateur de référence utilisé par toutes les sociétés de jeux pour exprimer la différence entre le montant des mises des joueurs et leurs gains. Durant la saison 2004-2005, il s’élève, pour les 188 établissements de jeux opérant en France, à plus de 2,65 milliards d’euros. Environ 94 % de cette somme provient des machines à sous. Il est amusant de constater que la culture bénéficie d’un soutien, pour le moins, inattendu : le bandit manchot.